• Suzy Marmen

Comment gérer une crise de panique rapidement


Aujourd'hui j'ai envie de jaser de trouble de panique, premièrement pour ‘’normaliser’’ la situation mais aussi pour donner quelques trucs pour gérer une crise lorsqu’elle s’invite et débarque dans notre esprit.


Savais-tu que l’anxiété et le trouble de panique se trouvent en première place dans la liste de trouble de santé mentale?


Si tu l’as déjà vécu, tu comprends sûrement comment on se sent vulnérable et qu’on a l’impression d’être littéralement en train de mourir.


Ma première crise de panique, je l’ai expérimenté lorsque j’avais environs 5 ans. Je n’avais aucune idée de ce qui se passait en moi et j’étais certaine que j’allais mourrir.


Maintenant ses symptômes qui ont tellement fait partie de mon quotidien pendant plus de 30 ans sont moins présents mais tout aussi terrifiants...


Tremblements, sueurs froides, essoufflement, sensation d'étouffement, douleurs thoraciques, nausées, étourdissements, peur de perdre la tête, peur de mourir, engourdissement ou picotements, palpitations cardiaques et pour finir, une sensation d’être détachée de moi-même.


À une periode de ma vie, durant une dépression, les crises de panique étaient tellement nombreuses que je n’osais même plus sortir de chez moi, j’avais peur d’avoir un épisode dans un endroit public.


Les seuls endroits où je me risquais à aller étaient l’hôpital et chez mes parents. Ma vie tournait vraiment autour de ce trouble mental.


À un moment donné j’ai finalement pu mettre un nom sur ce que j’avais, je souffrais d’agoraphobie, un grand nom qui voulait dire que j’étais confinée, à l’intérieur de mes 4 murs, par ma peur d’être foudroyé par une crise de panique en public.


Finalement j’en ai eu assez d’être prisonnière de ma maison et j’ai accepté d’être médicamenté pour ma dépression.


Ça été un long processus mais petit à petit j’ai commencé à sortir de chez moi et à aller dans des endroits publics. Non je n’étais pas complètement ‘guérie’ des crises de panique, mais je me sentais un peu plus libre, même si j’évitais encore une foule de situations.


Le pire avec une crise de panique c’est que c’est difficile d’être bien préparé, parce que ça arrive toujours à l’improviste.


Mais j’ai une note dans mon cellulaire pour m’aider . Voici ce que je fais quand une crise de panique s’empare de moi.


Premièrement j’inspire profondément par le nez et j’expire par la bouche


Je regarde autour de moi et j’identifie les éléments suivants:


-5 choses que je peux voir


-4 choses que je peux toucher


-3 choses que je peux entendre


-2 odeurs qui m’entourent


-1 émotion que je ressens


Cette technique m’aide toujours à me recentrer sur moi-même et sur ce qui m’entoure lorsque j’ai l’impression de perdre pied.


Présentement je peux dire que ça fait plusieurs années que mon anxiété et mon trouble de panique sont ‘sous contrôle’ et le fait d’avoir cessé de boire de l’alcool a complètement changer mon niveau d’anxiété.


Quand je buvais les lendemains étaient toujours horribles, justement parce qu’en plus des symptômes liés à la consommation d’alcool j’avais également de l’anxiété et les crises de panique se succédaient toute la journée durant mes lendemains de veille...



Est-ce que la sobriété m’a guérie de mon anxiété et de mon trouble de panique?



Pour mettre la situation en contexte, je peux compter sur une main le nombre de crise de panique que j’ai eue dans les derniers 3 ans et demi. Avant d’être sobre c’était chose commune pour moi de vivre ce nombre de crise dans l’espace d’une journée...



Je te laisse donc en tirer tes propres conclusions.



Bonne Sobri & Thé



Suzy


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